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| | [Prince of Tennis] Sakuno's Love Tales | |
| | | Auteur | Message |
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gossip coco Membre

Age : 25 Inscrit le : 14 Mai 2008 Messages : 7 Localisation : Quelque part sur la Toile anime préféré : Mononoke
| Sujet: [Prince of Tennis] Sakuno's Love Tales Ven 16 Mai - 20:57 | |
| | Citation: | Sakuno's Love Tales
Auteur : gossip Coco Fandom : Prince of Tennis Genre : Romance, het, un O-S léger shojo-aï, un peu OOC, suite de O-S, (peut être un UA) Rating : PG -13 Pairing : SanaSaku, ShishiSaku, AnnSakuno, TezuSaku, KiriSaku, SaeSaku, FujiSaku, d'autres à venir Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (grand bien m'en fasse), je les emprunte juste pour faire mumuse. Résumé : Une ffic centrée sur Sakuno, chapitres indépendants. Je m'excuse pour mes reviewers, pas de RyoSaku. |
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La Princesse et l'Empereur
Pairing : Sanada x Sakuno Il faisait anormalement chaud en cette matinée de juin et Ryuuzaki Sakuno regrettait presque de n'avoir pas pris une bouteille d'eau. Elle était allée chez son amie Osakada Tomoka afin de l'aider à faire ses devoirs de maths et, après avoir sué sang et eau pour lui faire comprendre l'intégralité du chapitre qu'elles étudiaient en cours, Sakuno avait pris congé pour rentrer chez elle. Cependant, elle ne rentra pas directement chez elle, elle fit un détour par l'un des courts de rue où, parfois, il lui arrivait de croiser des joueurs de Seigaku bien sûr, mais aussi des joueurs d'autres équipes ainsi que Tachibana Ann, sa nouvelle grande amie. Même si les deux filles appartenaient à des écoles rivales, elles s'entendaient très bien. Sakuno devait même reconnaître, bien qu'elle ne l'avouait pas, qu'elle préférait traîner avec Ann plutôt qu'avec Tomoka qui (ça aussi elle aurait préféré se couper la langue avec les dents plutôt que de l'avouer) lui tapait sérieusement sur les nerfs. Alors qu'elle arrivait vers l'un des courts, elle remarqua l'absence de tous les joueurs habituels qui fréquentaient ce genre de lieu, mais ce n'était pas désert pour autant. Elle mit quelques instants avant de reconnaître Sanada Genichirou, Kirihara Akaya et Yanagi Renji du Rikkai. Cela l'étonna car elle ne les avait jamais vus traîner dans le coin, contrairement aux joueurs de Fudomine ou de St Rudolph. Bien qu'elle les connaissait, elle était bien trop timide pour oser leur parler. La jeune fille se contenta de les observer et put noter à quel point ils étaient doués et constituaient de dangereux adversaires pour Seigaku. Elle resta quelques instants immobiles avant de s'apercevoir que Sanada la regardait fixement. Elle devint rouge comme une pivoine, il devait se demander ce qu'une gamine comme elle faisait à traîner dans le coin. "Eh! Mais c'est pas la petite de Seigaku! S'exclama Kirihara ce qui la fit rougir de plus belle. Ma jolie... Sakuno, je crois, t'es venue pour nous espionner? -N... Non, pas du tout, bredouilla Sakuno. Je ne savais même pas que vous fréquentiez ce court. -C'est tout nouveau, en effet, qu'on vienne ici, déclara Sanada sans la quitter des yeux. Tu veux qu'on échange quelques balles?" La collégienne sursauta ; elle avait effectivement emmené sa raquette de tennis. Cependant, elle ne pensait pas disputer un match et encore moins contre un joueur comme Sanada. Elle ne sut que répondre, surtout que si elle acceptait, elle allait totalement se ridiculiser. Certes, à l'aide d'Echizen Ryoma, Sakuno avait fait d'énormes progrès, mais son niveau de jeu n'égalait pas le sien, bien au contraire. Alors échanger des balles avec Sanada ne pouvait que la conforter dans son opinion. "Sanadan-san, tu ne vois pas que ta proposition l'embarrasse? Fit Yanagi. -N... C'est très gentil, mais... Il risque de s'ennuyer, je ne suis pas douée. Même si je suis assidûment les entraînements, je n'ai pas un très bon niveau de jeu. Bafouilla la jeune fille, tellement morte de honte qu'elle souhaita vraiment être le plus loin possible. -Rassure-toi, on est tous passés par là. Il faut que tu prennes confiance en toi! Lui répondit gentiment l'ancien partenaire d'Inui. -Tu ne serais pas en train de la draguer? Le taquina Kirihara. Hey, jolie demoiselle, tu fais un effet fou à ce cher Yanagi." Remarquant que la pauvre Sakuno était sur le point de s'enfuir en courant, Sanada réprima ses deux coéquipiers. "Mais laissez-la un peu tranquille, vous deux. Cela l'embarrasse vraiment. J'admets qu'il est important d'impressionner les écoles rivales, mais on ne s'en prend pas quand même à une jeune fille." Puis, le vice capitaine du Rikkaidai se tourna vers Sakuno et lui adressa la parole, gentiment, ce qui les surprirent tous. C'était un véritable évènement que de voir Sanada sous cet angle. "Ne t'inquiète pas, ils ne sont pas méchants. Ils te taquinent, c'est tout. -Ce n'est rien. Je vous assure." Malgré la voix qui se voulait assurée, Sakuno était terriblement confuse. Surtout qu'elle ne put se retenir de penser que Sanada était vraiment un garçon séduisant et dont le timbre de voix ainsi que son regard sombre étaient fascinants et terrifiants. Elle comprit pourquoi ses équipiers le respectaient autant. C'était vraiment quelqu'un de très charismatique.
Alors que son regard s'était plongé durant quelques instants dans les siens, Sanada se sentit étrangement ému par l'innocence que dégageait la jeune fille. Ses deux longues tresses et son visage délicat la rendait adorable. Pourtant, les filles ne faisaient pas partie de ses préoccupations. Seul le tennis et remporter les Nationales l'importaient. Mais là, bizarrement, cette fille lui plaisait. Et il regretta presqu'elle fasse partie de Seigaku et non du Rikkai. Il fut interrompu dans cette pensée par la voix de la jeune fille qui se confondait en excuses. "Tu es sûre que tu ne veux pas jouer un peu? Réitéra t-il sa question. -Euh... Oui, pourquoi pas?" Sakuno se surprenait elle-même ; d'habitude, elle aurait poliment refusé, mais, à cause du visage de marbre du jeune homme, elle n'osait pas lui refuser quoi que ce soit.
Ils décidèrent de faire un match en double et Sakuno se retrouva avec Sanada. Elle fit énormément d'efforts ce qui n'échappa à son partenaire. Ce dernier essayait de lui donner un maximun de chance de pouvoir marquer. Par chance, elle ne se ridiculisa pas, et chacun fut impressionné de voir la jeune fille être aussi sérieuse. Bien qu'ils terminèrent avec la victoire de Yanagi et Kirihara, Sakuno était quand même ravie d'avoir pu jouer avec eux. Ils étaient finalement très sympas et elle ne regrettait pas sa fin d'après-midi. "En tout cas, merci pour ce moment agréable, je me suis bien amusée. -Mais non, c'est nous qui te remercions. On a pu faire un double, c'était cool que tu aies finalement accepté de jouer. -Bien, je pense qu'il est temps pour moi de rentrer. J'espère qu'on aura l'occasion de se revoir. Déclara la jeune fille, pourtant pas désireuse de s'en aller. -Tu veux qu'on te raccompagne? -Merci, ça va aller, j'habite à deux minutes d'ici. A bientôt! -A bientôt, Sakuno-chan!" La jeune fille s'éloigna un peu à regret. Sanada, également, la vit partir avec un peu de regret. Mais ils allaient se revoir. Au moins durant les Nationales.
Quelques jours s'écoulèrent et Sakuno n'avait cessé de repenser à sa rencontre fortuite avec les joueurs du Rikkai, surtout Sanada. C'était quelqu'un de tellement fascinant. Il émanait de lui une autorité naturelle et une prestence que peu de joueurs pouvaient prétendre posséder. Elle espérait vraiment le revoir, bien qu'elle ignora s'il ne l'avait pas déjà oubliée. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que le jeune homme lui-même était aussi hanté qu'elle. Il n'était pas non plus du genre à étaler ses émotions, néanmoins, il ressentait quelque chose de nouveau qui avait déjà palpité lors du camp d'entraînement pour le tournoi amical entre américains et japonais. Cette chose étrange s'était si ténue que le jeune homme en avait conclu que cela devait être dû au changement d'environnement. Mais, au fond de lui, ce n'était pas la vraie raison.
Sakuno n'évoqua absolument pas sa rencontre avec les joueurs du Rikkai, ni aux titulaires, ni à Tomoka, surtout pas à Tomoka, ni même à An qu'elle appela la veille du soir pour aller manger des hamburgers. En effet, les deux filles avaient pris l'habitude de se retrouver les jeudis soirs pour discuter tout en mangeant un morceau ensemble. C'est ainsi que, le jeudi soir, les deux filles se retrouvèrent vers le court où Sakuno avait joué avec Sanada et les autres, comme à leur habitude. Alors qu'elles se saluaient tout en se donnant des nouvelles, Sakuno vit Sanada, seul, assis, les yeux perdus dans le vide. "Tiens, c'est Sanada-san!" S'exclama la collégienne. Sa compagne se retourna et regarda à son tour le joueur assis sur son banc. Puis, regardant son amie dont les joues avaient légèrement rougi, An ne put retenir un sourire amusé et comprit alors pourquoi Sakuno semblait être un peu réticente... Non pas réticente, elle était totalement intimidée, surtout quand An avait évoqué les joueurs du Rikkai, la collégienne était devenue rouge tomate. La raison devait s'appeler Sanada. Ce dernier releva la tête et regarda fixement les deux jeunes filles durant un instant avant que ses prunelles sombres ne se fixent sur Sakuno qui devint de plus en plus rouge. Elle ne savait pas quoi dire ; l'avait-il reconnu? Et dans tous les cas, que devait-elle dire? Surtout que Sanada était une personne plutôt inabordable, surtout seul.
Bien qu'elle fut très curieuse de savoir si ces deux-là avaient déjà liés plus ample connaissance, l'écolière de Fudomine s'abstint de toute question indiscrète. Elle lui avait parlé de l'Empereur, surnom que l'on attribuait habituellement à Sanada, sans arrières-pensées et, soudainement, elle venait de réaliser qu'elle avait peut être mis Sakuno dans l'embarras. Pour se rattraper, elle se contenta de prendre son amie par la main et de lui murmurer : "Vas-y, je crois qu'il t'attend. -Mais... Protesta Sakuno qui avait presque honte d'abandonner son amie. -Ne t'inquiète pas pour moi. Je te vois demain à la place. Et cette fois, je te lâcherai pas facilement." Sakuno se sentit pousser en avant par les deux mains de sa copine qui en profita pour partir avec juste un : "Ok? On se voit demain? Allez, bye!". La jeune fille se retourna mais An était déjà loin. Restée seule avec Sanada, elle ne se rendit immédiatement pas compte que ce dernier s'était rapprochée d'elle. Elle sentit alors une main se poser sur son épaule. Se retournant, elle le regarda franchement avant de lui adresser un doux sourire. Une Princesse et un Empereur, cela ressemblait un peu à un conte de fée, après tout. Et ce conte là, Sakuno et Sanada avaient envie de commencer à l'écrire ensemble. _________________
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|  | | gossip coco Membre

Age : 25 Inscrit le : 14 Mai 2008 Messages : 7 Localisation : Quelque part sur la Toile anime préféré : Mononoke
| Sujet: Re: [Prince of Tennis] Sakuno's Love Tales Ven 16 Mai - 20:58 | |
| Girlfriends
| Citation: | Pairing : Anne x Sakuno Genre : Femslash/yuri, romance, Angst |
L'avion avait disparu emmenant Echizen Ryoma vers les Etats-Unis, ne laissant qu'une légère trace blanche dans le ciel bleu. Ryuuzaki Sakuno avait retenu ses larmes, d'autant que ce dernier lui avait promis de revenir la voir de temps à autre. La jeune fille avait quitté l'aéroport, refusant que Tomoka ou qui que ce soit la raccompagne. Elle voulait être seule, seule avec son chagrin. Même si elle savait qu'elle reverrait Ryoma, rien ne lui garantissait que leurs sentiments soient comme en ce jour où il l'avait embrassée en lui promettant de l'emmener avec elle aux Etats-Unis, quand elle serait plus grande. "Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps? Songea la jeune fille. C'est normalement comme ça que finissent les contes de fée." Elle refoula de nouveau ses larmes. "Tu es triste qu'Echizen-kun soit parti? Si tu veux pleurer, vas-y, cela te fera du bien." Surprise, la jeune fille se retourna à la voix familière ; c'était Tachibana Anne qui la regardait en lui tendant un mouchoir. Sakuno s'efforça de sourire à la vue de son amie mais les larmes jaillirent malgré elle. Ne pouvant rester insensible à la tristesse de son amie, Anne la prit dans ses bras et Sakuno laissa libre court à ses larmes. "Pardon, Tachibana-san, renifla la fille aux tresses. Je ne... -Chut, ne dis rien, pleure, cela te soulagera." Oubliant qu'elle était au beau milieu de la rue, pleurant sur l'épaule d'une élève d'une école rivale à la sienne, la collégienne sentit peu à peu sa peine s'alléger, d'autant que son amie malgré elle était là, lui caressant la tête pour la calmer. Elle releva sa tête et réalisa qu'elle ne rêvait pas, qu'elle avait pleuré dans les bras d'Anne. Tout à coup gênée, elle en oublia presque sa peine. "Oh, je suis tellement désolée de m'être laissée aller, je te demande pardon. -Mais arrête de t'excuser, sourit l'élève de Fudomine. N'importe qui serait triste de voir la personne qu'on aime partir loin de nous. Allez viens, je t'invite chez moi. Allons boire quelque chose ensemble." La sœur du Capitaine de Fudomine prit la petite main de Sakuno et l'entraîna avec elle.
Durant plus d'une heure, les deux filles discutèrent dans la chambre d'Anne tout en sirotant un soda. Sakuno lui avoua sa crainte, celle que leurs sentiments ne soient plus réciproques si Ryoma revenait au Japon. "Les gens changent, et Ryoma va rencontrer tellement de nouvelles personnes. Soupira la fille aux tresses. J'ai si peur de tout ça. -Mais toi aussi, peut être que pour lui, il a peur que tu rencontres quelqu'un d'autre." Sakuno secoua la tête, d'un air de dire que ce serait impossible mais sa compagne ne lui laissa pas le temps de protester. "Si, tu es une fille mignonne, tu pourrais tout à fait rencontrer quelqu'un d'autre." Anne baissa légèrement la voix. Elle ne sut pas l'expliquer mais elle ressentit quelque chose de cuisant, qui lui faisait mal. L'espace d'un instant, elle souhaita qu'Echizen disparaisse de la vie de Sakuno et se maudit de penser une telle chose. Pourquoi pensait-elle ainsi? Elle regarda son amie et esquissa difficilement un sourire. Toutes deux se connaissaient depuis quelques temps, se voyaient parfois, en dehors des tournois officiels, allaient manger un hamburger ensemble. Bref, elles étaient devenues assez proches l'une de l'autre. Mais malgré tout, entre elles, se dressait Echizen Ryoma et, paradoxalement, c'était encore plus fort qu'avant alors qu'aujourd'hui, bien qu'il soit parti pour un pays lointain. "Ecoute, Sakuno-san, je sais ce qu'on va faire! S'écria Anne. Le week end prochain, on part toutes les deux une journée, je sais pas, au parc d'attraction, ou à la mer. Entre filles. Cela nous changera les idées." L'élève de Seigaku secoua la tête, légèrement sceptique. Un changement d'air allait-il guérir son coeur blessé? "Je t'assure, reprit sa compagne. Cela te fera le plus grand bien. -Bon ok, céda finalement Sakuno. On se fera une sortie entre copines. -Génial! Je suis vraiment ravie de pouvoir passer du temps avec toi."
Les quelques jours qui les séparaient du weekend end passèrent trop lentement, surtout pour Anne. Elle ne comprenait pas ce qui se passait depuis quelques temps en elle. La jeune fille avait été troublée lors de leur cohabitation durant le camp d'entraînement en prévision de la Goodwill par la présence de Sakuno. Elle ne pouvait pas déterminer ce qu'elle ressentait pour elle. C'était différent de ce qu'elle pouvait ressentir avec Momoshiro ou Kamio. Mais peut être pas si différent tant que ça. Juste plus doux et pourtant si tourmenté... Et tourmentant. Pourtant, Anne avait l'étrange sensation de quelque chose de plus simple qu'avec Momoshiro ou Kamio. Enfin cela aurait simple s'il n'y avait pas eu Ryoma.
Le weekend arriva enfin et l'appréhension d'Anne ne fit que s'agrandir lorsque l'heure où elles devaient se retrouver devant la gare approchait. Pourrait-elle se contenir face à sa camarade? Oh bien sûr, elle n'allait pas se jeter sur elle, mais pourrait-elle simplement résister à l'envie de lui poser certaines questions? Essayant de calmer les battements excités de son coeur, la jeune fille se contenta d'un sourire enjoué lorsqu'elle vit sa camarade accourir vers elle, un large sourire aux lèvres. Ann la trouva ravissante dans son ensemble bleu. "Bonjour, Ann-san! Fit Sakuno, les lèvres fendues d'un large sourire. -Sa..." Sakuno ne laissa pas le temps à sa camarade d'achever sa phrase ; elle déposa ses lèvres sur les siennes. Au regard surpris de cette dernière, la fille aux nattes lui murmura : "C'est pour te remercier de ton soutien. Je ne sais rien de l'avenir, mais ce que je sais, c'est que j'ai envie de passer beaucoup de temps avec toi. Parce que je t'aime beaucoup, Anne-san" Sans répondre quoi que ce soit, la soeur du Capitaine de Fudomine la serra dans ses bras. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi Sakuno puisse être aussi directe. Mais cela n'avait pas tant d'importance que cela. Elles auraient tout le temps maintenant pour se découvrir peu à peu. _________________
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|  | | gossip coco Membre

Age : 25 Inscrit le : 14 Mai 2008 Messages : 7 Localisation : Quelque part sur la Toile anime préféré : Mononoke
| Sujet: Re: [Prince of Tennis] Sakuno's Love Tales Ven 16 Mai - 21:05 | |
| Un rayon de soleil sous un parapluie
| Citation: | | Pairing : Shishido x Sakuno |
"Ce n'est pas vrai !" Gémit Ryuuzaki Sakuno, les yeux au ciel. Elle venait de terminer sa journée de cours et pour une fois qu'elle avait pu boucler ses devoirs pour le lendemain pendant une heure d'étude et ainsi aller traîner un peu avant de rentrer chez elle, un orage et une averse fantastiques éclatèrent au dessus de sa tête, la mouillant jusqu'aux os. La météo ne présageait pourtant pas de pluie et, par conséquent, la jeune collégienne n'avait pas pris de quoi s'abriter. Elle essaya de se couvrir avec son sac de sport mais ce fut peine perdue, la pluie sembla redoubler d'ardeur. Il fallait qu'elle trouve un endroit pour se mettre à l'abri. Mais où ? Alors qu'elle désespérait de trouver un lieu pour se protéger et se sécher un peu, elle ne se rendit pas compte immédiatement que quelqu'un venait de se mettre à ses côtés et l'abritait avec son parapluie et ce quelqu'un le lui fit remarquer sur un ton légèrement rieur. "Alors, on ne me remercie pas, moi, le sauveur au parapluie ?" La collégienne sursauta avant de se retourner ; il s'agissait de Shishido Ryou du Hyotei. Elle l'avait eu l'occasion de le rencontrer à diverses occasions, notamment lors du camp d'entraînement de Karuizawa et les matchs d'entraînements avec le Hyotei. Il la regardait d'un air amical et Sakuno lui répondit avec un léger sourire aux lèvres et le rose aux joues. "M... Merci, Shishido-san." La jeune fille baissa la tête ; ses yeux fixant ses pieds et son esprit cherchant quelque chose à dire. Elle ne le connaissait pas vraiment, à vrai dire, d'autant qu'il faisait partie d'une école rivale à la sienne, ce qui évidemment, ne simplifia pas l'affaire. Surtout que les joueurs de cette équipe étaient dangereux et craints, contrastant avec le fait que l'un d'eux lui propose de se réfugier sous son parapluie. Il l'interrompit dans ses pensées. "Je te dérange peut être. -Non, absolument pas. Je te suis reconnaissante de m'abriter. J'étais trempée. -C'est bien pour ça que je te propose mon parapluie. Je n'allais pas laisser une jeune fille s'enrhumer, surtout une jeune fille qui m'a gentiment soigné." Il lui adressa un sourire et Sakuno songea que sous ses airs de mauvais garçon, il n'avait rien de déplaisant, bien au contraire. C'était peut être ce côté un peu bad boy avec ses cheveux qui dépassaient de sa casquette mise à l'envers et son petit pansement qui le rendaient fascinant et irrésistible. "Mais... Mais qu'est-ce que je suis en train de penser ? Songea la joueuse de Seigaku, morte de honte. Je me fais des idées." Elle ne savait plus trop quoi faire ; par chance, son compagnon d'infortune sembla deviner ses pensées. "C'est moi qui te trouble ainsi ? Allez, ne t'inquiète pas, je ne vais pas te manger... Quoique..." A ce mot, Sakuno se troubla légèrement en voyant le visage du joueur se rapprocher du sien. Mais il interrompit son geste en la prenant par l'épaule. "Viens avec moi, on risque de gêner les passants. Et tu risques de tomber malade. On va aller boire un chocolat chaud." En effet, au beau milieu du trottoir, cela ne semblait pas le lieu idéal pour entamer une conversation et le jeune joueur n'avait pas tort ; Sakuno commençait à grelotter légèrement. Un bol de chocolat chaud ne serait pas de refus.
Cependant, alors qu'elle s'attendait à aller boire ce chocolat dans un petit café, ils se retrouvèrent dans un quartier résidentiel. Ils s'arrêtèrent devant l'une des maisons et Shishido sortit un trousseau de clefs. "Mes parents travaillent encore à cette heure-ci et mon frère est en voyage scolaire à l'étranger. Expliqua t-il en glissant la clef dans la serrure. -On est chez toi ?" Bafouilla Sakuno d'une voix éteinte tant elle ne savait plus où se mettre. C'était tout de même la première fois qu'un garçon l'invitait chez lui, surtout dans une situation où ils allaient se retrouver seuls, sans personne avec eux. Si elle avait pu, elle n'aurait pas demandé son reste en s'enfuyant le plus loin possible, mais cela aurait été extrêmement impoli. "Evidemment... Répondit le jeune homme en ouvrant la porte. Quoi ? Je te fais peur ? -Non... Evidemment que non. Mais c'est juste inhabituel, voila tout. -Il faudra peut être t'y faire, jeune demoiselle." Rétorqua le jeune homme sur un ton énigmatique. Ils pénétrèrent ainsi dans la demeure. Le jeune homme l'invita à s'asseoir dans le salon en lui demandant poliment de patienter pendant qu'il lui préparait une boisson chaude et lui offrit une serviette éponge avec de sécher un peu.
Tout en attendant que Shishido revienne avec de quoi se réchauffer, Sakuno, tout en enveloppant ses longues tresses dans le tissu moelleux de la serviette, détailla du regard la pièce dans laquelle elle se trouvait. Un salon ordinaire d'une famille normale : un canapé, une télé et quelques cadres photos dans lesquelles elle put voir Shishido et son frère ainsi que leurs parents posé sur une commode, trois ou quatre plantes vertes. Rien ne véritablement extraordinaire. "Excuse-moi, fit Shishido en revenant, un plateau avec deux tasses fumantes, je ne t'ai pas fait trop attendre ? -Pas du tout, répliqua la collégienne. -Tiens, voila un bon chocolat chaud." La jeune fille le remercia et prit la tasse. Elle huma l'agréable odeur qui lui montait aux narines. Cela faisait du bien de pouvoir se réchauffer ainsi. Cependant, elle ne savait toujours pas trop quoi raconter, elle le connaissait à peine après tout. Et ce n'étaient pas les quelques soins qu'elle lui avait apporté à Karuizawa qui leur avait permis de se prétendre amis de longue date. "Tu es bien la petite amie d'Echizen ? Fit le joueur du Hyotei en rompant le silence. Je risque de gros ennuis s'il apprend que j'ai invité sa jolie fiancée chez moi. -Mais non, Ryoma-kun et moi, on est juste ami. Je ne vois pas pourquoi ça le fâcherait. -Vraiment ? Alors, j'ai toutes mes chances dans ce cas." Sakuno ne comprit pas pourquoi le jeune homme disait une chose pareille. Elle ne se trouvait rien de spécial. Surtout qu'avec Atobe Keigo pour Capitaine, il devait avoir l'embarras du choix niveau fille. Alors pourquoi elle ? Tout en se posant des questions sur les raisons qui avaient poussé le jeune homme à se lier ainsi avec qu'elle, ce dernier se rapprocha sensiblement de la collégienne. Depuis qu'il l'avait rencontrée au camp de Karuizawa, il s'était demandé comment cette fille pouvait supporter ce prétentieux d'Echizen et s'était senti bizarrement déçu qu'elle puisse être la petite amie du nain de jardin. Tout à coup, il venait d'apprendre de la bouche même de Sakuno qu'il n'y avait rien entre eux, ou tout moins pour l'instant. Il fallait en profiter. C'était peut-être lâche et égoïste de sa part, mais encore plus comme au tennis, l'amour est comme un match... Plutôt comme une guerre et il n'allait pas se la laisser souffler bêtement alors qu'une occasion venait de se présenter à lui, une occasion unique. Ses parents rentreraient tard, son frère n'était pas là, il était seule avec elle. Continuant doucement à se rapprocher de l'objet de son obsession, il se demanda alors si elle n'allait pas le rejeter. Ou pire. De le prendre pour une espèce de pervers détraqué. D'autant qu'il l'avait invitée chez lui. "Dis, Sakuno, reprit le jeune homme, l'appelant pour la première fois par son prénom. Je..." Sa gorge se noua et il ne put achever sa phrase. Tout en le regardant, Sakuno comprit, bien que de façon un peu confuse, qu'elle était la raison du trouble de Shishido. Elle se rapprocha à son tour tout en ignorant ce qu'elle devait vraiment faire et, paradoxalement, se doutant de ce que le jeune homme désirait. "Shishido-san, je... -Chuut!" Lui murmura t-il à l'oreille. La voix de Sakuno prononçant son nom l'émut et il ne put contenir le désir brûlant en lui. Ses lèvres posées sur son cou remontèrent avec une infinie délicatesse sur sa joue avant de se poser sur celles de la jeune fille. Cette dernière s'abandonna complètement à ce baiser doux. Il mordilla la lèvre inférieure et Sakuno laissa échapper un léger soupir. Le temps semblait être suspendu et tous deux oublièrent qu'ils pouvaient être d'écoles rivales, n'étant plus que deux êtres unis par une attirance irrésistible. Ce fut Shishido qui interrompit leur baiser mais pas leur étreinte, posant sa tête dans le cou de la jeune fille, respirant son odeur, un léger parfum de savon exhalait de ses cheveux. "Shishido-san... souffla doucement Sakuno. -Ma petite Sakuno... Je... Je veux tout savoir de toi. Tout connaître sur toi. -Moi aussi, lui répondit-elle. Mais... nous avons tout le temps pour ça. Je veux juste que... Que tu continues de m'embrasser." Puis, de nouveau, leurs lèvres se scellèrent. "Oui... Songea le joueur du Hyotei. Je ne te laisserai jamais, ma petite Sakuno. On restera ensemble. Mon petit rayon de soleil." _________________
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